POEMES D'ALAIN

 

 

Ne pleure pas Causette
Maintenant je ne souffre plus
Tu es restée avec moi
Tu m'as soigné
Tu m'as aidé

Ne pleure pas Causette
Je suis parti le 3 novembre 2005, après d'énormes souffrances
Le jour où j'ai rejoint Mère Nature, je suis venu te chercher
Tu dois aider les autres, tu dois rester, tu m'as promis

Ne pleure pas Causette
Nous sommes ensemble et main dans la main
Nous allons les aider
Nous allons les accompagner

Ne pleure pas Causette
Ton sourire apportera le soleil, à ceux qui ne le voient plus
Transformer tes larmes en rire, te va si bien !

Alain

 

Comme le raisin de septembre, arrivé à maturité, je me suis laissé cueillir par l'ivresse de la récolte des perles de vie, dont j'étais le bénéficiaire.


Même l'automne avait un semblant de bien-fait, un peu comme ces champignons qui se blottissent les uns les autres pour réchauffer et agrémenter divinement la sauce de mon quotidien.


Les arbres épuisés d'un été de feu laissèrent tomber leurs feuilles au rythme du livre que je suis actuellement en train d'effeuiller.


Les choses ont l'importance qu'on leur donne...Je suis un héros, celui de ma propre histoire,le héros de son histoire....

 

Alain


 

 

La mort n'est rien

 

La mort n'est rien, je suis seulement passé, dans la pièce à côté. 

Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours. 

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné, parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.

N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. 

Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre. 

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.

Le fil n'est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de vos pensées, simplement parce que je suis hors de votre vue ? 

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin. 


Prière de Saint Augustin


Ne pleure pas, si tu m'aimes !
Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le ciel !
Si tu pouvais d'ici entendre le chant des Bienheureux,
et me voir au milieu d'eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux
les immenses horizons et les nouveaux sentiers où je marche!
Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté
devant laquelle toutes les beautés pâlissent !
Quoi... ? tu m'as vu... tu m'as aimé dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir ni m'aimer
dans le pays des immuables réalités ?
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient,
et quand, un jour que Dieu seul connaît et qu'il a fixé
ton âme viendra dans ce ciel ou l'a précédée la mienne...
ce jour-là, tu me reverras et tu retrouveras mon affection purifiée.
A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse,
je sois infidèle aux souvenirs et aux vraies joies
de mon autre vie et sois devenu moins aimant !
Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur,
non plus attendant la mort, mais avançant, d'instant en instant, avec toi,
dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la Vie !
Alors... essuie tes larmes, et ne pleure plus.si tu m'aimes... !